
Pourquoi certaines personnes ressentent un stress et une anxiété permanente ?
Pourquoi, malgré ma volonté je n’arrive pas à calmer mes ressentis ?
La réponse se trouve dans votre corps.
La théorie polyvagale du Dr Stephen Porges (professeur de psychiatrie et chercheur en neurosciences)
Le neuroscientifique Stephen Porges a développé une théorie qui est venue mettre des mots et des explications sur des observations faites auprès de patients en psychologie notamment.
Pour la première fois, une explication scientifique vient expliquer comment notre système nerveux régule nos états de sécurité, de stress et de survie, ainsi que leurs conséquences dans nos liens et nos interactions sociales, et plus globalement dans notre bien-être.
Selon lui, notre système nerveux fonctionne selon trois états :
Nous ne choisissons pas ces états consciemment, ils sont automatiques (système nerveux autonome).
80 % des informations interprétées par le cerveau viennent du corps
Contrairement à ce que l’on pense, ce n’est pas le cerveau qui décide le premier mais bien notre corps.
C’est lui qui envoie en premier des signaux de sécurité, d’alerte ou de survie. Notre corps envoie en permanence des signaux internes (battements de cœur, tensions musculaires, respiration…).
80 % des signaux traités et interprétés par le cerveau sont bien envoyés par le corps.
La conséquence est que le ressenti d’être en sécurité ne vient pas d’une pensée, mais bien du corps.

La science de la sécurité du corps
Le système nerveux scanne en permanence l’environnement à la recherche de sécurité et de danger, c’est l’une de ses fonctions principales.
Son objectif est de nous maintenir et d’assurer notre survie. C’est ce que Stephen Porges appelle la neuroception.
Si le corps perçoit un danger, même subtil, il active le niveau de vigilance, le stress.
Dans le cas contraire, lorsque le corps perçoit la sécurité, il active la connexion et l’apaisement.
Exemples :
Je reçois un message important pour un rendez-vous dans 15 jours avec un fort enjeu lors de ce rendez-vous. Le stress s’active ! A cet instant il n’est pas nécessaire d’être en stress, il est juste alors de se réguler vers un état de sécurité intérieur plutôt que rester plusieurs jours avec ce stress en moi.
Autre exemple, je croise une personne menaçante, le stress s’active. La personne semble avoir de mauvaises intentions, alors il est judicieux de rester avec un stress activé. En effet, les hormones produites comme l’adrénaline et le cortisol vont être nécessaires pour préparer mon corps si je dois me défendre ou m’enfuir.Une fois le danger écarté, je pourrais revenir à l’état de sécurité.
C’est ici que la notion de régulation du système nerveux devient importante dans notre quotidien.
En effet, au moment ou le stress s’active de façon automatique, nous pouvons nous réguler en évaluant si cela est judicieux. Si cela n’est pas judicieux, nous pouvons alors nous réguler à la baisse, en sécurité.
La « co-régulation », lorsque nous somme en sécurité, un bénéfice important
Stephen Porges à également mis en avant le principe de la co-régulation qui s’active entre plusieurs être humains lorsque l’état de sécurité intérieur est activé.
Le système nerveux humain est profondément relationnel.
Non seulement il impacte les autres systèmes nerveux et, par défaut, la synchronisation naturelle entre êtres humains se fait au profit de l’état de sécurité.Lorsque l’on est dans cet état de sécurité intérieure, les relations sociales sont facilités, c’est ce que l’on appelle parfois donner confiance, être inspirant, être apaisant… .
Lorsque votre regard est doux, votre voix calme, votre présence stable et sécuritaire, vous permettez aux autres une co-régulation et vous facilitez ainsi vos relations personnelles comme professionnelles.
On dit parfois de personnes « qu’elles en impose ». Ces personnes maîtrisent bien souvent la régulation de leur système nerveux et procèdent à des exercices avant de se présenter devant un public.
Un thérapeute pourra également offrir un cadre apaisé et sécurisant, permettant ainsi un travail plus posé, plus efficace et plus agréable, grâce à la co-régulation.
Cela explique aussi pourquoi :
En revanche :

Les bénéfices d’une régulation du système nerveux
La régulation ne consiste pas à penser positivement.
Elle consiste à aider le corps à retrouver un état de sécurité physiologique.
Comment favoriser la régulation :
Quelques principes simples :
Mais surtout, appendre à reconnaitre ses états internes et leurs liens avec les problématiques que vous rencontrez.
Conclusion
Comprendre et apprendre à réguler son système nerveux c’est changer de regard sur soi.
Vous n’être pas trop sensibles, vous avez simplement un système nerveux qui recherche la sécurité. Et cela pour assurer votre survie.
Et bonne nouvelle, il est possible d’apprendre à se réguler.
Si vous souhaitez être accompagné pour retrouver un état de sécurité intérieure stable et durable, je propose des séances dédiées à la régulation du système nerveux et à l’apaisement émotionnel.
Cyril Dieudonné